Est-ce qu’il est possible d’arrêter le temps ? C’est la question que se pose une partie des habitants d’un pays où tout semble régler par un Grand Horloger et une Gardienne du temps. Les journées sont mesurées au rythme d’une horloge immuable qui organise chaque geste, chaque échange, chaque action. Un pays où le temps est explicité sous la forme de rouages immenses entretenus par une cohorte de jaquemarts qui veillent à leur bon fonctionnement.

Une nuit cependant, des enfants – grains de sable – vont mettre à mal cette mécanique bien rodée et celle-ci va s’arrêter. Que faire alors quand le temps s’arrête ? Plus de pendule, de réveil-matin, de montre à l’heure ! Plus moyen de savoir quelle heure il est ! Mais est-ce vraiment utile ? Il faut alors prendre le temps avant qu’il ne nous prenne ! Mais prendre le temps de quoi, pour qui, pour quoi ?

Une fable du pays d’Outretemps qui nous dit que le temps est un bien précieux, qu’on ne peut pas acheter, ni vendre ! Une histoire qui nous dit aussi que le temps passe et que derrière chaque instant présent se tisse un passé qu’il nous est possible de visiter. Les Ombres de Shakespeare ont vingt ans, c’est déjà un petit bout de chemin parcouru. Du premier spectacle au vingtième, que de trajets et d’évolution ! Les rêves d’hier sont devenus réalité, que seront ceux d’aujourd’hui.

Pour rappeler cet itinéraire, nous avons parsemé le texte de 19 répliques tirées de chaque pièce que les Ombres ont créés, clin d’œil malicieux aux anciens qui devraient s’y retrouver et reconnaître dans le spectacle de cette année un fragment de celui qu’ils ont vécu !

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